Fink : une nouvelle ère de découvertes astronomiques commence

27 février 2026  

Après sept années de recherche et de développement, l’équipe du LPCA à l’origine du logiciel Fink, a présenté ce 27 février 2026, les premiers résultats générés par cet outil innovant. Conçu pour analyser en temps réel les millions de phénomènes célestes transitoires observés par l’Observatoire Vera C. Rubin au Chili, Fink marque une avancée majeure pour l’astronomie. Une étape clé, mais aussi le début d’une nouvelle aventure scientifique pour les dix prochaines années.

Un démarrage fulgurant

Au cours de la première nuit d’observation – le 25 février – Fink a détecté et analysé plus de 800 000 alertes, un record qui témoigne de l’efficacité du logiciel et de son rôle clé à l’ère des relevés astronomiques à grande échelle. Ces alertes, correspondant à des supernovas, astéroïdes ou autres événements rares, offrent aux scientifiques une source d’informations inédites.

Alerte reçue par Fink : nouvelle observation du télescope (à gauche), image antérieure utilisée comme référence (au centre), différence entre les deux premières images (à droite). Cette dernière révèle une augmentation de lumière dans la galaxie, conséquente à un évènement transitoire. Cet objet est consultable dans Fink ici.
© Collaboration Fink/LSST

Une rencontre décisive

En 2019, deux ingénieurs du CNRS, Julien Peloton (IJCLab) et Emille Ishida (LPCA) se rencontrent lors d’un séminaire au Laboratoire de Physique de Clermont Auvergne. Cet échange marque le début inattendu d’une collaboration à long terme aboutissant à la sélection de Fink pour traiter l’intégralité du flux de données de l’Observatoire Vera C. Rubin.
Dès la réception des images, Fink traite, enrichit et recoupe les données en quelques minutes seulement, identifiant et qualifiant les moindres variations lumineuses avec une exactitude remarquable. Ces données, immédiatement stockées, classées et redistribuées en temps réel et en accès libre, sont mises à la disposition des scientifiques et des passionnés d’astronomie du monde entier.

Une collaboration internationale et des technologies de pointe

Fink repose sur des techniques avancées de traitement de données massives et d’apprentissage automatique par intelligence artificielle. Plus d’une centaine d’expertes et d’experts de 23 pays collaborent aujourd’hui à l’enrichissement du code source et des bases de données, faisant de ce projet un exemple de coopération scientifique internationale.

L’équipe Fink du LPCA est responsable de la coordination scientifique et du développement des techniques d’apprentissage automatique, notamment la détection d’anomalies. Le groupe s’intéresse à la recherche de supernovæ atypiques et d’autres événements extragalactiques.


Une première étape vers dix années de découvertes

©lpca

Les résultats présentés ce 27 février au personnel du LPCA concrétisent ces sept années de développement et confirment le potentiel exceptionnel de Fink. Cependant, comme le souligne Emille Ishida « ces avancées ne sont qu’un point de départ. Avec le début de l’exploitation du télescope Vera C. Rubin, Fink va continuer d’évoluer, s’enrichir et s’adapter aux besoins de la communauté scientifique ».


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Site de Fink
Communiqué de presse du CNRS